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Les stratégies marketing dans l’enseignement supérieur ont évolué, car le marketing numérique ne fonctionne plus comme auparavant. De nombreux établissements ressentent ce changement. Le trafic de leur site stagne. Les clics organiques sont plus difficiles à obtenir. L’engagement sur les réseaux sociaux est imprévisible. Pendant ce temps, la pression sur les inscriptions continue de s’accentuer.

Cette tension était au cœur du webinaire organisé par Higher Education Marketing en janvier 2026, « Feuille de route du marketing numérique 2026 : les principales tendances pour stimuler les inscriptions ». Son message central était clair : la plupart des établissements ne sont pas en échec sur le plan marketing ; ils s’appuient sur des indicateurs et des tactiques qui ne reflètent plus la façon dont les étudiants prennent leurs décisions.

En 2026, le parcours étudiant n’est pas plus court. Il est moins visible.

Les futurs étudiants explorent désormais les programmes au moyen de la recherche assistée par l’IA, des contenus de leurs pairs, des réseaux sociaux, des plateformes de comparaison et des vidéos courtes, souvent bien avant d’arriver sur votre site. Lorsqu’ils consultent une page de programme, la confiance est déjà en train de se construire ou de s’effriter.

Cet article reprend les enseignements du webinaire sous la forme d’une feuille de route stratégique pour les responsables du marketing et des inscriptions. Il analyse ce qui a changé, les hypothèses à réexaminer et la façon dont les établissements peuvent ajuster leur approche pour toucher et convertir les étudiants dans un environnement fragmenté, façonné par l’IA.

Le marketing dans l’enseignement supérieur a changé.

Nous vous aidons à bâtir une stratégie qui favorise les inscriptions dès aujourd’hui.

Ce qui change dans les stratégies marketing de l’enseignement supérieur, et les principes à reconsidérer

Pendant des années, le marketing numérique dans l’enseignement supérieur suivait un modèle largement linéaire : les étudiants effectuaient une recherche sur Google, cliquaient vers un site, consultaient les pages des programmes et remplissaient un formulaire. Le succès des campagnes se mesurait au volume de trafic, au classement des pages et aux conversions attribuées au dernier clic. Ce modèle était prévisible, mesurable et optimisable.

Il ne reflète plus le comportement des étudiants en 2026.

Aujourd’hui, les futurs étudiants suivent un parcours non linéaire façonné par des outils et des plateformes que les établissements ne contrôlent pas. La découverte passe par des synthèses générées par l’IA. La validation s’appuie sur des discussions Reddit, des avis sur TikTok ou des contenus créés par les étudiants. La comparaison se déroule sur des sites agrégateurs, des plateformes d’évaluation de programmes et dans les commentaires d’influenceurs. Le site de l’établissement n’est souvent plus le premier point de contact, ni le plus convaincant.

L’un des changements de perspective essentiels pour les équipes chargées des inscriptions est le suivant :

Une baisse du trafic du site ne signifie pas automatiquement un échec marketing.

La visibilité et l’engagement se sont dissociés. Votre programme peut figurer dans des résultats de recherche générés par l’IA ou dans des contenus courts vus par des milliers de personnes, sans que ces impressions se traduisent immédiatement par des clics. Cela reflète la façon dont les contenus sont désormais consommés sur des plateformes conçues pour répondre aux questions avant la visite des pages sources.

L’influence se construit par accumulation sur plusieurs canaux. Aucun indicateur unique ne raconte toute l’histoire.

Cette transformation structurelle oblige les établissements à revoir leur définition de la visibilité, leur suivi des performances et leur attribution des résultats. Les impressions, mentions, enregistrements, temps de visionnage et interactions propres à chaque plateforme comptent désormais autant que les sessions et les taux de rebond. Les établissements qui optimisent uniquement les clics et les conversions attribuées au dernier contact risquent de mal comprendre comment et pourquoi les étudiants choisissent un programme, et de manquer l’occasion de les influencer plus tôt.

La recherche devient une source d’information au-delà du clic

Le référencement naturel n’est pas obsolète, mais sa finalité a profondément changé.

En 2026, la recherche fonctionne davantage comme une source d’information décentralisée que comme un entonnoir de clics. Les plateformes alimentées par l’IA interviennent désormais dès les premières recherches et répondent directement aux questions étudiantes par des synthèses, des comparaisons et des faits sourcés. Les étudiants posent des questions précises, comme :

  • Ce programme est-il assez flexible pour les adultes qui travaillent ?
  • Que disent les diplômés de leur expérience ?
  • Comment ce diplôme se compare-t-il aux autres ?
  • Permet-il d’accéder à de véritables débouchés professionnels ?

Les réponses proviennent de plus en plus d’interfaces d’IA ou d’extraits optimisés, plutôt que de la page d’accueil de l’établissement. Dans bien des cas, le premier contact avec votre établissement se limite à un paragraphe ou une phrase tirée de votre site, parfois sans aucun clic.

Cette évolution redéfinit les objectifs du référencement. Le classement reste important, mais il ne suffit plus. Être visible signifie aussi être cité, synthétisé et jugé fiable dans les réponses générées par l’IA.

Un référencement efficace en 2026 suppose de :

  • Rédiger avec clarté et expertise, en répondant à une intention précise
  • Structurer les contenus avec des titres descriptifs et des blocs de questions fréquentes
  • Apporter des réponses précises, étayées par des preuves, aux questions des étudiants
  • Utiliser le balisage de données structurées et une mise en forme sémantique lorsque cela est pertinent

Le référencement consiste désormais à créer des contenus qui peuvent servir de référence et auxquels les systèmes d’IA, les moteurs de recherche et les futurs étudiants font confiance. Votre objectif est aussi de façonner ce que les étudiants apprennent sur vos programmes avant d’arriver sur votre site. Les établissements qui adaptent leur stratégie de contenu établiront la confiance plus tôt, exerceront une influence plus décisive et obtiendront des clics grâce à leur crédibilité.

Les mauvaises interprétations possibles en 2026

En restant attachés à des hypothèses dépassées, de nombreux établissements risquent de tirer de mauvaises conclusions de leurs données marketing. Parmi les interprétations les plus fréquentes :

  • « Le trafic baisse, donc la demande doit être plus faible. »
  • « Nos positions dans les résultats de recherche sont bonnes, donc tout va bien. »
  • « Les réseaux sociaux servent uniquement à la notoriété. »
  • « Les prospects arrivent moins vite, donc l’intérêt a diminué. »

Ces interprétations négligent la profonde transformation du parcours étudiant. La demande peut rester forte, mais les recherches, les vérifications et les décisions des futurs étudiants se déroulent désormais au-delà des comportements web traditionnels.

Aujourd’hui, les tendances du marketing dans l’enseignement supérieur et les contenus sur les réseaux sociaux façonnent souvent les préférences avant même une recherche. Les synthèses de l’IA peuvent renforcer ou affaiblir la confiance avant la première page vue. Les réseaux sociaux organiques et les publicités contribuent aussi indirectement aux conversions, bien avant qu’un formulaire soit rempli.

En 2026, il faut se demander où la confiance s’est construite, au-delà de l’origine du prospect.

Cette compréhension nécessite une analyse plus approfondie :

  • Suivre les conversions assistées au lieu de s’appuyer uniquement sur l’attribution au dernier clic
  • Utiliser GA4 pour observer les événements significatifs, au-delà des sessions et des formulaires remplis
  • Évaluer l’influence entre les canaux, notamment la contribution des plateformes de notoriété aux étapes de réflexion et de décision
  • Mesurer dans la durée les comportements et l’engagement, au-delà des impressions et des indicateurs flatteurs

En pratique, comment les établissements doivent-ils interpréter une baisse du trafic de leur site en 2026 ? Une baisse du trafic direct ne signifie pas nécessairement une baisse de la demande. Les étudiants se renseignent via les outils d’IA, les réseaux sociaux et les contenus de leurs pairs avant de consulter un site. L’influence se construit sur plusieurs canaux bien avant le clic.

Les établissements qui comprennent ces nuances pourront mieux allouer leurs budgets, identifier les véritables lacunes de performance et rester en phase avec la façon dont les étudiants choisissent réellement leurs programmes dans un environnement aux multiples points de contact.

Tendance no 1 : publicité, contenus organiques, réseaux sociaux et courriels travaillent ensemble

L’un des principaux enseignements du webinaire sur la feuille de route du marketing numérique 2026 est que les canaux numériques ne peuvent plus être gérés séparément. Les frontières entre publicité, contenus organiques, réseaux sociaux et courriels se sont estompées, car les futurs étudiants passent naturellement de l’un à l’autre. Chaque canal a son rôle, mais aucun ne peut fonctionner seul.

En 2026, les stratégies les plus solides reconnaissent la fonction de chaque média au sein d’un ensemble plus vaste :

  • Les médias payants accélèrent la découverte et renforcent la visibilité à l’approche des échéances importantes.
  • Les contenus organiques développent l’autorité à long terme et la confiance des moteurs de recherche.
  • Les réseaux sociaux renforcent la crédibilité grâce à la validation et aux témoignages des pairs.
  • Les courriels et les processus automatisés du CRM accompagnent les prospects qualifiés vers l’action avec des suivis et des rappels adaptés.

La conversion se produit rarement dès le premier contact. Les parcours des étudiants et des parents avancent à des rythmes différents, souvent sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. L’influence se construit progressivement, au fil de moments numériques multiples qui se recoupent souvent.

Quelle est la meilleure façon d’unifier les stratégies payantes, organiques et sociales ? Adoptez une approche centrée sur la campagne. Les établissements doivent partir d’un objectif clair et limité dans le temps, comme le lancement d’un programme, une étape clé des inscriptions ou une journée portes ouvertes. Chaque canal soutient ensuite cet objectif avec des contenus coordonnés et adaptés à la plateforme.

Une gestion canal par canal fragmente les efforts. Les messages deviennent incohérents, les résultats sont plus difficiles à attribuer et l’impact se dilue.

Pire encore, si votre établissement est absent d’un canal essentiel à un moment décisif, un autre peut gagner la confiance à sa place.

En 2026, le succès du marketing des inscriptions repose sur des campagnes intégrées.

Tendance no 2 : les réseaux sociaux deviennent des moteurs de recherche de confiance

En 2026, les réseaux sociaux dépassent la simple notoriété de marque : ils sont devenus une source de recherche majeure pour les futurs étudiants au moment de décider. TikTok, Instagram, YouTube et LinkedIn fonctionnent désormais comme des moteurs de recherche où les étudiants évaluent la crédibilité d’un établissement, son accueil et la valeur de leur investissement.

Avant de consulter votre site ou de parler à un conseiller aux admissions, les étudiants cherchent souvent sur les réseaux sociaux des réponses à des questions qu’ils n’osent pas poser directement :

  • Ce programme est-il vraiment reconnu ?
  • Est-ce que je trouverai ma place ici ?
  • Puis-je concilier ce programme avec mon travail ou ma famille ?
  • Des étudiants comme moi réussissent-ils ?

Les stratégies de contenu sur les réseaux sociaux doivent donc privilégier les preuves plutôt que la promotion.

En 2026, des réseaux sociaux efficaces proposent des contenus centrés sur les réponses, faciles à trouver dans la recherche et étayés par des preuves. Les établissements qui attirent l’attention et gagnent la confiance sur ces plateformes conçoivent des contenus capables d’apparaître dans les recherches et de répondre exactement aux questions que les futurs étudiants se posent déjà.

  • Les vidéos courtes captent l’attention et créent un lien émotionnel :
    « Pourquoi j’ai choisi ce programme »
    « Une journée dans ma vie d’étudiant en ligne »
    « Ce qui m’a surpris en commençant les études supérieures »
  • Les contenus longs apportent clarté et profondeur :
    Des présentations détaillées de l’expérience d’apprentissage
    Des explications sur la charge de travail, l’accompagnement et l’organisation
    Des portraits de diplômés présentant des résultats concrets

Chaque publication doit guider vers une prochaine étape : consulter une page de programme, regarder une vidéo connexe ou enregistrer la publication pour plus tard.

Comment l’utilisation des réseaux sociaux par les étudiants a-t-elle changé ? Les réseaux sociaux sont devenus des moteurs de recherche de confiance. Les étudiants les utilisent pour vérifier la crédibilité des établissements, entendre leurs pairs et découvrir des expériences réelles avant de consulter les sites institutionnels. Les contenus doivent être faciles à trouver, centrés sur les réponses et portés par des personnes.

Cette évolution fait des réseaux sociaux des espaces essentiels à la conversion, où la confiance initiale se construit ou se perd. Les établissements qui les intègrent au parcours d’inscription, au-delà d’un simple flux de communication distinct, se démarqueront dans un environnement numérique fondé sur la confiance.

Tendance no 3 : la confiance, les preuves et la dimension humaine comptent plus que jamais

Les réseaux sociaux façonnent de plus en plus la confiance à grande échelle, mais les décisions finales reposent toujours sur des preuves humaines et sur la crédibilité. L’IA a transformé la découverte et la comparaison des établissements, sans changer les fondements de la décision. En 2026, la confiance reste la ressource la plus précieuse du marketing dans l’enseignement supérieur. Elle se construit par les actes.

L’IA peut résumer des faits, produire des présentations et reproduire un ton. Elle ne peut toutefois pas recréer une expérience vécue ni un témoignage humain authentique. C’est là que les établissements doivent se distinguer.

Les futurs étudiants sont aujourd’hui plus sceptiques et plus exigeants. Ils évaluent les coûts, le temps et les possibilités dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Les établissements qui communiquent avec transparence et proposent des contenus vérifiables centrés sur les personnes se démarquent.

La confiance se construit grâce à :

  • De véritables voix étudiantes qui reflètent la diversité de vos apprenants
  • Une présence du corps professoral qui témoigne de clarté, de disponibilité et d’expertise
  • Des informations sans ambiguïté sur les frais de scolarité, la charge de travail, les échéances et les résultats attendus
  • Un discours cohérent sur le site, dans les courriels, les publicités et les réseaux sociaux, tant par le message que par le ton et l’intention

L’enjeu consiste à faire de chaque point de contact numérique une expérience fluide et crédible, au-delà des promesses spectaculaires ou des contenus visuellement marquants.

Le marketing éducatif axé sur les résultats joue un rôle central. Les futurs étudiants doivent savoir ce qu’un programme leur apportera : compétences, qualifications, accès à l’emploi et développement personnel. Les affirmations générales ne suffisent plus. Les établissements doivent démontrer leur valeur avec des preuves concrètes, qu’il s’agisse de témoignages de diplômés, de reconnaissance par les employeurs ou de résultats clairement définis pour les programmes.

Les décisions d’inscription sont complexes et souvent émotionnelles. Les établissements qui dissipent les ambiguïtés, réduisent le risque perçu et démontrent leurs résultats surpasseront régulièrement ceux qui misent sur le volume de messages ou sur une image de marque de façade.

L’authenticité peut avoir un effet à grande échelle. L’IA façonne peut-être la découverte, mais la dimension humaine rapproche l’intérêt du passage à l’action.

Scénarios de campagne : la mise en pratique

Pour réorienter le marketing numérique éducatif en 2026, les établissements doivent passer de tactiques organisées par canal à des campagnes intégrées centrées sur les étudiants. Voici deux scénarios qui illustrent l’évolution des pratiques.

Scénario 1 : campagne de recrutement pour un programme

Approche traditionnelle

  • Publier un article de blogue générique optimisé pour le référencement, par exemple sur les avantages d’une carrière en soins infirmiers
  • Diffuser des annonces de recherche et d’affichage payantes vers une page de programme statique
  • Mesurer le succès à partir des impressions, des clics et des formulaires remplis

Approche adaptée à 2026

  • Créer un espace dédié aux réponses sur le programme, qui traite les questions réelles et précises des étudiants : « Puis-je travailler à temps plein pendant cette formation en soins infirmiers ? » ou « Quel accompagnement clinique est proposé en ligne ? »
  • Structurer le contenu avec des titres H2 explicites et des questions fréquentes intégrées pour augmenter les chances d’être cité dans les réponses de recherche générées par l’IA
  • Transformer les principaux enseignements de l’article en vidéos courtes pour les réseaux sociaux avec des étudiants, des enseignants ou des diplômés
  • Lancer des campagnes de recherche payante et de publicité sur les réseaux sociaux, en orientant les publics vers des pages de destination adaptées à chaque segment, comme les professionnels en activité ou les nouveaux diplômés
  • Mesurer les performances avec le suivi des événements clés dans GA4, comme une demande de renseignements, une vidéo regardée ou un clic de comparaison de programmes, et évaluer les conversions assistées entre les canaux

Scénario 2 : campagne de promotion d’une rentrée

Approche traditionnelle

  • Lancer des annonces de génération de prospects à court terme avant la date limite
  • Envoyer les mêmes courriels à tous pour rappeler de postuler

Approche adaptée à 2026

  • Utiliser la vidéo publicitaire sur les réseaux sociaux pour mettre en avant la flexibilité du programme, les résultats des diplômés ou les conseils de candidature, dans un format rythmé et adapté au mobile
  • Diffuser des témoignages étudiants organiques montrant l’équilibre entre études, travail et vie personnelle
  • Créer des pages de destination qui précisent clairement à qui le programme convient, et à qui il ne convient pas, pour construire la confiance tôt
  • Envoyer des courriels de suivi segmentés sur les préoccupations courantes, comme le coût, la charge de travail ou le retour professionnel sur investissement
  • Suivre les performances sur tout le parcours, en mettant l’accent sur l’influence et l’engagement autant que sur les conversions finales

Dans les deux cas, la cohérence entre les plateformes, la clarté du message et les contenus qui renforcent la confiance améliorent les résultats d’inscription.

Rapports et mesure en 2026

En 2026, l’efficacité du marketing numérique éducatif repose sur la capacité à suivre et à relier chaque étape du parcours d’inscription, de la première demande de renseignements à la confirmation d’inscription. Les établissements doivent pouvoir mesurer la progression suivante :

Prospects → Rendez-vous → Candidatures → Inscriptions

sur l’ensemble des principaux points de contact, notamment :

  • La recherche organique
  • La recherche payante
  • Les publicités sur les réseaux sociaux
  • Les contenus organiques sur les réseaux sociaux
  • Les citations générées par l’IA
  • Les campagnes de courriels
  • Les événements en présentiel et virtuels
  • Les sources de recommandation

Sans cette visibilité, l’optimisation repose sur des suppositions. Les équipes risquent d’investir dans des tactiques qui améliorent la visibilité sans produire de résultats, ou l’inverse. Pour l’éviter, les établissements doivent définir dans Google Analytics 4 (GA4) des événements clés qui reflètent des comportements significatifs, comme les demandes de renseignements, les inscriptions à une visite virtuelle ou les comparaisons de programmes, puis les relier aux données du CRM et des admissions lorsque cela est possible.

Cette intégration permet de mesurer le succès marketing à partir des prospects qualifiés et des conversions, au-delà des seules impressions ou des clics. Les établissements qui structurent leurs rapports autour de l’impact sur les inscriptions disposeront de la clarté nécessaire pour ajuster leurs stratégies, justifier leurs dépenses et relier la notoriété aux inscriptions.

En 2026, ce niveau de mesure constitue la nouvelle base de travail.

Une liste de contrôle pour évaluer la préparation des établissements

En 2026, réussir son marketing numérique suppose surtout de poser les bonnes questions stratégiques, au-delà de l’exécution d’une liste de tactiques :

  • Les outils d’IA peuvent-ils expliquer correctement nos programmes à partir de nos publications ?
  • Nos réseaux sociaux répondent-ils activement aux questions des futurs étudiants ?
  • Nos contenus sont-ils assez clairement structurés pour servir à la fois les lecteurs et les synthèses générées par les machines ?
  • Pouvons-nous mesurer l’influence sur l’ensemble du parcours de décision, au-delà du dernier clic ?

Ces questions révèlent le véritable niveau de préparation de la stratégie marketing d’un établissement. Si la réponse est « non » ou « pas encore », il faut réorienter les efforts actuels selon la façon dont les étudiants recherchent, comparent et décident désormais. Les établissements qui abordent ces questions avec franchise seront mieux placés pour s’adapter rapidement, investir judicieusement et soutenir la croissance des inscriptions.

Exemples concrets d’établissements prestigieux

Harvard Business School Online : met l’accent sur des récits axés sur les résultats en partageant publiquement les réussites de ses apprenants. HBS Online présente les succès concrets de ses diplômés, comme des promotions ou des augmentations de salaire, pour illustrer les bénéfices tangibles de ses programmes et aider les futurs apprenants à percevoir le retour sur leur investissement éducatif.

Exemple de contenu d’établissement pour le marketing éducatif

Source : Harvard Business School Online

Université de Toronto, École de formation continue : privilégie la clarté et la transparence grâce à des pages de programmes détaillées et à de nombreuses questions fréquentes. Chaque page de cours décrit clairement son contenu, et un centre d’aide complet répond aux questions courantes. Les futurs étudiants trouvent ainsi facilement les informations et peuvent se sentir en confiance sur les détails du programme.

Exemple de contenu d’établissement pour le marketing éducatif

Source : Université de Toronto, École de formation continue

Université d’Oxford : propose des pages dédiées aux programmes d’enseignement à distance qui facilitent la comparaison. Le site d’Oxford regroupe les cours en ligne et ceux qui nécessitent une présence limitée, avec leurs principales caractéristiques. Les futurs étudiants peuvent comparer les programmes et comprendre leur format, entièrement en ligne ou hybride, avant de postuler.

Exemple de contenu d’établissement pour le marketing éducatif

Source : Université d’Oxford

Imperial College Business School : propose des blogues rédigés par les étudiants de ses MBA, qui offrent une perspective authentique entre pairs. Les étudiants du MBA en ligne publient régulièrement leurs expériences et leurs réalisations sur le blogue étudiant d’Imperial, apportant des témoignages auxquels les futurs candidats peuvent s’identifier et une preuve sociale.

Exemple de contenu d’établissement pour le marketing éducatif

Source : Imperial College Business School

Penn State World Campus : met en avant les réussites de ses étudiants en ligne comme preuve sociale. Sa page consacrée aux réussites partage les parcours d’adultes en activité qui obtiennent leur diplôme à distance. Elle montre comment la flexibilité des programmes les a aidés à progresser professionnellement et inspire les futurs étudiants avec des résultats réels.

Exemple de contenu d’établissement pour le marketing éducatif

Source : Penn State World Campus

Arizona State University Online : mise sur les contenus de ses étudiants ambassadeurs pour renforcer l’authenticité. Les ambassadeurs #LearnASULive d’ASU Online, qui sont actuellement inscrits en ligne, partagent leurs expériences et leurs conseils pour concilier études et vie personnelle. Les prospects peuvent ainsi se reconnaître dans des expériences réelles et développer un sentiment d’appartenance.

Exemple de contenu d’établissement pour le marketing éducatif

Source : Arizona State University Online

Université de Londres : partage les récits d’étudiants de ses programmes en ligne pour personnaliser son offre. Au moyen de vidéos et de citations publiées sur son site, l’université présente des parcours et des résultats variés, comme le témoignage d’un étudiant sur la valeur du diplôme pour tous les profils. Elle souligne ainsi la flexibilité et l’attrait de ses formations à distance pour un large public.

Exemple de contenu d’établissement pour le marketing éducatif

Source : Université de Londres

La clarté fait la différence en 2026

En 2026, le succès repose sur une compréhension claire des besoins des étudiants, de leurs décisions et de la place de votre établissement dans ce processus, au-delà de la recherche constante de nouvelles fonctionnalités ou de l’accumulation de tactiques.

Les établissements qui obtiennent des résultats ne dépensent pas nécessairement plus : ils communiquent mieux. Leurs messages sont cohérents entre les plateformes. Leurs campagnes répondent à de vraies questions et poursuivent des objectifs mesurables. Leurs contenus montrent concrètement ce que représente une inscription et pourquoi elle en vaut la peine.

Le rôle de Higher Education Marketing est d’aider les établissements à s’adapter à ce changement en interprétant les signaux et en les traduisant en stratégies efficaces. Nous les aidons à construire des dispositifs marketing coordonnés et mesurables, conçus pour transformer l’intention en action.

Le marketing numérique continue de favoriser les inscriptions. En 2026, il y parvient grâce à une influence cumulative, à un positionnement clair et à une confiance gagnée sur plusieurs points de contact. Le parcours existe toujours ; il faut simplement une analyse plus précise pour le discerner.

Le marketing dans l’enseignement supérieur a changé.

Nous vous aidons à bâtir une stratégie qui favorise les inscriptions dès aujourd’hui.

Questions fréquentes

Comment les établissements doivent-ils interpréter une baisse du trafic de leur site en 2026 ?

Une baisse du trafic direct ne signifie pas nécessairement une baisse de la demande. Les étudiants se renseignent via les outils d’IA, les réseaux sociaux et les contenus de leurs pairs avant de consulter un site. L’influence se construit sur plusieurs canaux bien avant le clic.

Quelle est la meilleure façon d’unifier les stratégies payantes, organiques et sociales ?

Adoptez une approche centrée sur la campagne. Les établissements doivent partir d’un objectif clair et limité dans le temps, comme le lancement d’un programme, une étape clé des inscriptions ou une journée portes ouvertes.

Comment l’utilisation des réseaux sociaux par les étudiants a-t-elle changé ?

Les réseaux sociaux sont devenus des moteurs de recherche de confiance. Les étudiants les utilisent pour vérifier la crédibilité des établissements, entendre leurs pairs et découvrir des expériences réelles avant de consulter les sites institutionnels. Les contenus doivent être faciles à trouver, centrés sur les réponses et portés par des personnes.